vendredi 8 novembre 2013

Le_neptunien ... en Espagne ! J+68

Vendredi, tout est permis ?

Je ne sais pas si tout est permis mais en tout cas c'est le dernier jour de la semaine et j'en suis pas mécontent ! Enfin, elle est quand même passée super vite cette semaine, vous ne trouvez pas ?! Pour compenser, ce dernier jour sera le plus long !

Tout commence comme à son habitude avec des cours normaux sur des ordinateurs qui fonctionnent quand ils veulent. Notre prof nous fait quand même remarquer que nous sommes les premiers en classe, les autres traînant devant leurs salles sans vouloir y entrer. Oui, on est les meilleurs ! Comme tous les jours une liste des objectifs et thèmes est établie, comme tous les jours nous tergiversons royalement et parlons de tout autre chose ... J'adore ! :p :p

A la pause, le planning de la soirée se précise. Tiens, je ne vous en ai pas encore parlé ? Alors, que je vous explique : Il y a quelques semaines, une prof m'a fait remarqué que je ne pouvais pas être venu à Madrid sans aller voir Alcalá (sa ville, à elle !). Je lui rétorquais alors que je voulais bien mais qu'il était plus agréable d'avoir un guide. Ce à quoi en me répond du tac au tac qu'elle sera ma guide ! Soit, je la prends au mot et lui demande quand et avec qui. Le temps que tout cela se décide, d'autres élèves font part de leur envie de venir. Nous tablons sur une demi-douzaine environs. La date, elle, est rapidement fixée à cet après-midi.

Durant la matinée Marco Bis passe pour nous rappeler l'excursion et nous demande de prépayer les billets de bus pour faciliter la chose. Tout va bien jusqu'à ce que la prof découvre au moment du départ que la demi-douzaine c'est transformée en une double-douzaine ... Ce qui change un tout petit peu la donne ! Légèrement stressée mais pas découragée, elle part tête haute (et heureusement car déjà qu'elle n'est pas grande ...) et mène notre groupe jusqu'à bon port. Alcalá, nous voilà !

La première étape sera un bar, histoire de boire un coup et de manger un morceau. Oui, dans cet ordre car il est beaucoup plus dur de boire un morceau et manger un coup ... Une ambiance super sympathique, une décoration un peu rétro mais surtout très stylisée et des tapas plus grandes que je n'en ai jamais vu. Et tout cela pour un prix tout à fait raisonnable ! Après avoir réinventé le sketch de Muriel Robin (l'Addition), nous reprenons la route et nous dirigeons vers l'université.

Un remarquable bâtiment, au moins cinq fois centenaire, avec de nombreux détails sur la façade et une superficie au sol ... impressionnante ! Voici, l'Université :
Remarquez les chaînes visibles devant le bâtiment : D'après notre prof, elles sont faites de boulets de canon récupérés et elles délimitaient la Ville de l'Université. Anciennement, les deux étaient séparées et avaient des lois indépendantes. Cette seconde disposait par exemple de sa propre prison.


Suite à un petit cours d'histoire accélérée (on est 25, je vous rappelle !), on apprend que ces bâtiments ne sont pas utilisés par les élèves mais seulement pour divers bureaux administratifs, de l'Université comme de diverses autres entreprises.

Un peu plus loin, nous arrivons sur Grlvfhkjhdfkhj-Cervantes. Rassurez-vous, le Grlvfhkjhdfkhj n'est pas quelque chose de très précis ... Cela peut être la place, la boulangerie, la rue, l'école, le théâtre ... Et bien oui, c'est pas à vous que je vais apprendre que M. Miguel de Cervantes est né ici,  à Alcalá de Henares ! Et comme nous nous approchons dangereusement de la maison de sa famille où il est mort, le moindre petit caillou aux alentours porte son nom. La maison de Cervantes, on a dit ? La voici :


Arrivés là, nous sommes dans la rue Cervantes Mayor ! Non, faut pas exagérer quand même, toutes les rues ne s'appellent pas rue Cervantes ... Vous imaginez le calvaire pour le pauvre facteur ?! Donc, nous sommes dans la rue principale et constatons que la ville est quand même un peu animée pour un vendredi soir. Petit tour de léchage de vitrines ... puis de doigts après dégustation de la spécialité locale, les rosquillas que je vous présente ci-dessous. D'après mon palais surdéveloppé, je les décrirais comme un cylindre de pâte feuilletée recouvert d'une fine couche de crème vanille puis d'un glaçage au sucre épais. (Attention, je ne dis ça que par déduction, je n'ai pas vérifié sinon vous n'auriez plus rien à faire ! Tiens, c'est une idée : Demandez à votre ami Google si j'ai raison et faites-le moi savoir ! :)

Pour terminer la soirée en beauté, c'est dans un pub irlandais que nous invite notre guide. Oui, je sais, on est en Espagne et pas en Irlande ... Vous mangez jamais de sushis, pizza ou riz-cantonais, chez vous ?! Quelques bières ou autre, deux trois parties de baby-foot (ou futbolín) puis de billard et, surtout, quelques demi-heures plus tard de bavardages, je m'attends à ce que la soirée s'achève ici tranquillement. Mais c'est mal connaître notre super prof qui a réservé une petite surprise :

Un super restaurant spécialisé dans le poulet qui nous accueille comme des rois ! Faut dire que la Miss y a quand même travaillé pendant six ans et ne les a lâchement abandonné pour s’occuper de nous qu'il y a six mois ... Du coup, elle est un peu chez elle quand même. Un plat tout à fait correct et rassasiant (surtout pour les néerlandais qui ont du mal à dîner aussi tard), une salade et un dessert pour la modique somme de cinq euro ... c'est pas beau ça ?! A table, avec moi, deux Belges, une Brésilienne, une Italienne et un Néerlandais ... Je vous raconte pas le mixage d'idées et le choc des cultures :) C'est génial de découvrir tant de choses tellement diverses et variées en si peu de temps !!

Bon, bien intéressant mais faut quand même penser à rentrer ... Il se fait déjà bien tard et notre petite bande se dirige vers l'arrêt de bus (direct sur l'école, le pied !) pour l'y attendre un bon quart d'heure, debout dans le froid. Mais peu importe, l'après-midi fut tellement agréable que rien ne peut nous casser le moral !

Promis, on va essayer d'y retourner mais un peu moins nombreux histoire que ça soit un petit peu plus culturel :)

@ demain !

jeudi 7 novembre 2013

Le_neptunien ... en Espagne ! J+67

Ce que j'aime quand je fais des plannings ou assimilés, c'est la faculté qu'ont les choses à changer.

Mais c'est pas grave, je continue à planifier et je change et rechange ! Aujourd'hui, c'est facile, le planning est très flou. En chemin pour l'école, je prends quand même la décision de rentrer rapidement chez moi cet après-midi midi pour aller faire un tour de vélo.

La "journée de cours" se passe tranquillement et nous continuons à remettre au lendemain ce que nous n'avons pas le temps de faire le jour J. Pour moi, c'est pas grave. Comme j'ai répondu au Coréen hier, tant qu'on parle espagnol, ça me va ! Même si nous parlons des habitudes de lavages corporel des japonais qui sont un peu particulières ... Vous ne connaissez pas ? Alors sachez que, là-bas, les salles de bain entières sont de douches. Il se lavent donc là où nous nous essuyons (évacuations comprises au sol, bien sûr) puis, pas systématiquement mais presque, ils rentrent dans le bain pour se relaxer. J’entends là les écologistes hurler au scandale : "Un bains tous les jours ?! Une honte ?!!" Du calme ! Ils ne changent pas l'eau du bain entre chaque personne, vu qu'ils se sont lavés avant ! Chez les coréens les différences sont moins grandes mais j'apprends qu'ils ne lavent que rarement leur visage sous la douche mais couramment dans une bassine posée dans le lavabo. Pourquoi un bassine et pas directement dans le lavabo ? ... "C'est sale !" ...

Le retour se passe sans encombre et je m'affale sur mon ordinateur une fois chez moi. Comme samedi et quelques heures par jour depuis, j'avance sur des dossiers personnels comme la préparation d'une AG d'association puis fais le compte des heures de vélo qu'il me reste à utiliser. Huit-cent-soixante-quinze minutes ... Pas mal non ?! Va falloir que je roule !

Allez, on se motive ! En attendant que les autres répondent à mes cinquante-trois courriels, j'ai largement le temps d'aller pédaler un peu. J'en profite pour constater, que selon les périodes, la quantité de personnes en balade varie beaucoup. Vu la température et le ciel, j'ai presque tout le loisir de m'amuser mais à la fois pas suffisamment de place pour faire tout ce que je veux ...  Enfin, je pars et commence sur un itinéraire que je commence à connaître par cœur. Sur le retour, mon regard est attiré par un grand bâtiment de verre que je n'avais jamais remarqué. Je découvre qu'il s'agit du palais de verre. Visiblement, c'est est un autre car LE palais de verre que vous connaissez (car je vous en ai déjà parlé) est beaucoup plus loin. Effectivement, c'en est un autre avec un beau bâtiment derrière qui me pousse à poursuivre mon investigation à la découverte de mon quartier. Oui ... ça ne fait que trois mois que je suis là, je peux encore découvrir des quartiers ...



Ces nouveaux blocs que je trouve là ne sont autres que les anciens abattoirs de Madrid. Cela me rassure, je les ai déjà vu de dos et sais donc ce que c'est. Par contre, c'est bien la première fois que je fais un tour dedans et constate comme il y a tant de choses intéressantes ! Une bonne demi-douzaine de salles d'expositions, un restaurant, une salle de concert, une boutique type souvenirs, une cafétéria, une cinémathèque et un boutique de location de vélo. Et cela ne sont que les bâtiments déjà réhabilités, il y en a encore plus du double en travaux ...



Une fois ma visite improvisée terminée, je prends tranquillement le chemin de ma maison en profitant des dernières bouffées d'air frais du jour avant que l'air froid de la nuit n'arrive.

Résultat des courses : soixante-dix minutes, facturées soixante ... m'en reste encore donc huit-cent-quinze à faire !

@ demain !

mercredi 6 novembre 2013

Le_neptunien ... en Espagne ! J+66

Le soleil vient de se lever,
Encore une belle journée
Et il va bientôt arriver, l'ami ... petit lait ?

Que voulez-vous, j'aime pas la Ricoré ... Mais ça ne m'empêche pas de bien commencer ma journée quoique en retard !

Une première "heure" de cours avec correction de textes de la veille et ... découverte de plein de fautes qu'il va falloir que je travaille ! Caprice du calendrier, j'ai une "heure de trou" que j'occupe comme je peux en rédigeant quelques lignes. Pour la dernière "heure", avec pour sujet l'actualité, j'apprends que j'ai vécu mon premier tremblement de terre il y a vingt-neuf heures alors que j'étais sous ma douche ... Seulement trois et demi en même temps, pas grand chose comme magnitude et pas grand monde s'en est rendu compte ! Nous passons la suite du cours en petits groupes ce qui me permet de faire la connaissance avec Ralph, un néerlandais nouvellement arrivé. Pas mal de thèmes sont passés en revue mais trop peu méritent vraiment que je vous les développent ici. Avouez que ça vous rassure !

Pour la suite, j'avais prévu d'enfin aller au musée qui se trouve à deux rues de l'école. Oui, j'avais prévu car plus je me rapproche de la porte et moins j'en ai envie ! En fait, je crois que j'ai ma dose de musées pour les cinq prochaines années ... et vais remettre ça au Costa-Rica ! (A ce sujet, j'ai appris que les excursions là-bas sont très chères, que ceux qui ont oublié mon anniversaire trouvent là une occasion de se rattraper ... et Noël arrive :p :p). Une fois dans le jardin du musée, je me résigne et je renonce. Pas la peine de me forcer, j'ai pas envie d'y aller ! Un petit tour dans le jardin et ... Ingress :p

Sur le retour, je fais une petite moitié de chemin à pied mais en zigzag pour choper les portails que je trouve. J'y passe quand même deux bonnes heures et récupère un bus pour me poser à Sol, puis un autre qui m'accompagnera jusqu'à ma maison.

Courte journée mais je vais profiter de ma soirée pour ranger tout le bazar accumulé depuis soixante-six jours !

@ demain !

mardi 5 novembre 2013

Le_neptunien ... en Espagne ! J+65

Bipbipbip - bipbipbip - bipbipbip - bipbipbip

J'ai oublié de vous dire hier : j'ai un réveil matin !! Grâce à la chère et tendre Saudie que je remercie encore, je peux enfin dormir plus profondément et me réveiller au doux et mélodieux son du "Bipbipbip - bipbipbip - bipbipbip - bipbipbip" de mon nouveau réveil ! Elle est pas belle la vie ?

Allez, on se motive, la journée va être longue ! Au programme : Cours, Ingress dans nouveau quartier, film d'art et d'essai et soirée avec les autres étudiants. Prêts ? C'est parti !!

Comme souvent les premiers cours se passent le plus simplement possible. Leçon, explication, exercices en commun et exercices seuls. On travaille toujours sur les connecteurs logiques et cela s'approche pas mal du français donc j'arrive à suivre. Le troisième cours est consacré à un exercice de DELE B2 avec seulement la partie de compréhension orale. Avec fierté, je réussis à obtenir 25/30. La majorité des cinq points perdus l'ont été dans un seul des exercices avec un locuteur argentin ... Pour le dernier cours, je ne sais pas ce qu'on devait faire mais nous avons parlé, encore, de tout et de rien et surtout d'un quiproquo survenu la veille. Encore la faute au choc des cultures !

Pour la suite de la journée, c'est donc un passage dans un nouveau quartier que j'ai prévu. Je l'ai découvert par hasard dimanche en allant voir mon film et voulais y revenir. Mon film de début de soirée étant dans la même salle, j'y vais donc deux heures avant pour me balader ... et jouer à Ingress. Je prends donc le bus qui passe devant l'école et avale les dix arrêts qui me séparent de Moncloa. Ne sachant pas très bien où aller, je regarde les portails aux alentours et trouve rapidement les points d'intérêt. Direction le Musée de l'Amérique mais surtout les magnifiques bâtiments avoisinants. A la tombée du jour, les couleurs sont magnifiques ! Un peu plus loin, je retrouve une grande tour que j'ai déjà vue régulièrement depuis plusieurs points de vue. Je rejoins donc le phare de Moncloa ... fermé, visiblement pour travaux. Je n'en saurai pas plus : aucun panneau, aucune information. A son pied, j'ai une petite pensée pour mon père en voyant une superbe piste cyclable (la deuxième que je trouve ...). Piste interrompue sur vingt mètres et ... limitée à dix kilomètres par heure ! Personnellement, j'ai une vitesse moyenne entre quinze et vingt alors j'imagine les habitués là-dessus !

Bon, continuons vers ce nouveau bijou architectural que voici. Ne me demandez pas son nom, je n'en ai pas la moindre idée ! Encore une fois aucun panneau, seulement des tessons de bouteilles et autres détritus mélangés aux morceaux de marches cassées. Un porte qui a sûrement du avoir son heure de gloire, mais pas récemment ! Derrière se trouve ce que Ingress m'indique comme l'hôtel de ville, je suppose qu'il n'y a dans ce bâtiment cylindrique à demi-enterré qu'une partie des bureaux. Le plus intéressant s'offre désormais à moi : l'Armée de l'Air ! Là, je dois dire que je suis bluffé ! Un splendide édifice en longueur, avec une tour à chaque extrémité, en brique rouge ... édifice qui ne tient malheureusement pas dans mon téléphone (photos partielles !). En face de l'entrée, rien de moins qu'un avion à réaction pour accueillir les visiteurs. Attention, je parle des visiteurs officiels, pas le bas peuple et encore moins les touristes qui sont tenus à l'écart. Sécurité oblige ...

Après tant de marche l'heure est arrivé d'aller se reposer un peu les jambes et laisser travailler la tête. C'est donc parti pour quatre-vingt-trois minutes de film en anglais avec sous-titre en espagnol. Ce qui s'avère plus dur que l'inverse et même plus dur que de l'espagnol avec sous-titre en espagnol ... (Il me faut des cours d'anglais ?) Un bien beau film en tout cas. Jeu d'acteur pas toujours très naturel dans les gestes mais excellent dans les regards et autres mimiques faciales. Contrairement à ce que je pensais, le film est beaucoup plus dur que prévu et la fin me laisse à la fois perplexe, interrogatif, déçu et énervé (je parle bien de l'histoire, pas de la qualité) ce qui prouve, pour moi, que le film est plutôt réussi. Comme cela fait partie d'un festival, je lui offre la note de 9/10 (celui de dimanche ayant perdu un point de plus pour ses longueurs).

Avec toutes ces questions et interrogations en tête, je me dirige maintenant vers la quatrième et dernière partie de ma journée: rejoindre les autres étudiants au Tigre. J'avais entendu parler de ce bar et, l'occasion se présentant, j'en profite pour faire semblant d'être social :p. Le lieu n'est pas des plus beaux ni des mieux entretenus mais reste convenable, la boisson n'est pas donnée (comparativement au reste de la ville, parce que par rapport à la Paris c'est offert) mais inclus d'office des tapas ... de bien basse qualité, elles. Je discute à gauche et à droite, j'essaye de pratiquer mon espagnol avec les quelques étudiant(e)s qui veulent bien jouer le jeu, je surveille le remplaçant de Marco qui dérive sur l'anglais par habitude et quitte la soirée avec deux bonnes heures de brouhaha dans les oreilles.

Une bien bonne journée qui s'achève ... et toujours le rhume (à défaut du rhum) qui m’assomme, il est temps d'aller au lit !

@ demain

lundi 4 novembre 2013

Le_neptunien ... en Espagne ! J+64

Bon, je vais pas vous faire le coup tous les lundis alors je vous épargne le "Retour à la dure réalité" que j'avais prévu en introduction.

En arrivant en cours, ce matin, j'ai la bonne surprise de constater que les classes avaient été divisées. Au lieu de rester à quinze comme cela avait été fait, les professeurs ont préféré créer deux groupes dans notre niveau, divisant ainsi en B1-jeune et B2-... vieux. Je vous laisse interpréter s'il s'agit de la durée dans le cours ou de l'âge du participant.

A propos d'âge, alors que nous devons écouter je ne sais quoi, nous discutons un peu avec ceux de ma classe sur les différentes coutumes des noms de famille après mariage en Allemagne, Corée, Japon et France. Globalement, il n'y a que la Corée qui diffère car aucun des conjoints ne change de nom généralement, sauf s'il en fait la demande. "A continuación" (comme on l'a appris en cours entre deux bavardages), on dérive sur les âges et nous découvrons que les Coréens en ont deux ! Oui, ils ont l'âge d'état civil -comme nous- mais aussi un âge social qui se calcule différemment : il commence à la création de l'être soit neuf mois avant la naissance et se "célèbre" (prend un an de plus) à chaque nouvel an du calendrier. Ce qui fait que Joaquín* qui vient tout juste d'avoir 25 ans aura, en février à son retour chez lui, 27 ans ! Les Japonais nous confirment qu'il connaissent le principe mais que ce n'est pas utilisé chez eux et Amélia* (Coréenne) d'ajouter : "Es muy dificil !" (de s'y retrouver) ...

Sur la dernière heure qu'il nous reste, nous revenons, pour mon plus grand plaisir, sur Halloween avec des "histoires qui font peur" ... Le but étant de lire et raconter aux autres.

Sur le chemin du retour, n'ayant pas fait beaucoup d'exercice ces derniers jours, je décide de marcher un peu et descends de mon bus plusieurs arrêts avant. Me voilà donc à la Porte d'Alcalá. J'en profite pour sortir mon jeu et, grâce à lui, me retrouve à faire deux kilomètres de plus dans une direction quasiment opposée à la mienne ...

C'est sur cette marche joueuse que se termine ma journée. Je rentre me poser et travailler (comme promis !). L'avantage pour vous est que, au moins, je n'ajoute pas de photos à regarder ! :p :p

@ demain

P.S. : Vous avez vu, je suis de nouveau à jour !! :) :)

* Notez les prénoms très espagnols ... traduits approximativement et phonétiquement à leur arrivée car aucun des professeurs ne pouvait prononcer leur prénom en coréen !

dimanche 3 novembre 2013

Le_neptunien ... en Espagne ! J+63 / au Costa-Rica ! J-20

¡¡ J-20 !!

Ça fait bizarre de penser que dans vingt jours, j'en aurai fini avec Madrid, ses grandes rues, ses musées, son métro et ses bus, et tout ce qui m'entoure depuis maintenant soixante-trois jours ...

Comme hier c'était relâche, aujourd'hui c'est ... "on se motive pour ne par larver !!" Oui, pas évident de reprendre le rythme !

Heureusement que mes amis Latins étaient là pour me motiver et, en ce premier dimanche de novembre, c'est au marché du Rastro que nous nous retrouvons. Vous connaissez ? Non ? Comment dire ... Vous voyez le marché aux Puces ? C'est le même ! Plusieurs kilomètres cumulés de stands en tous genres avec des pros et des particuliers qui vendent tout un tas de choses plus ou moins utiles (surtout moins que plus d'ailleurs ...). Ajoutez à cela que c'est le seul jour de la semaine où la température dépasse les 15°C et vous pourrez aisément imaginez la foule qui s'y masse ! Nous faisons un petit tour histoire de voir ce qui y est proposé et je jette quelques regards distraits dans les 33 et 45 tours à la recherche de ... tout et n'importe quoi sachant très bien que je n'achèterai sûrement pas. Pas curiosité, je pose deux-trois questions : Non, les groupes français, ils ne connaissent pas. Les Poppys ? Encore moins !

Mon déjeuner m'attendant tout seul, désespéré et froid sur la table, il est temps que j'aille le rejoindre. Ce soir, j'ai prévu d'aller me voir un petit film d'art et d'essai en argentin sous-titré anglais ... Vaut mieux que je sois en forme !

Accessoirement, il ne m'aura pas fallu longtemps pour choper un bon petit rhume de saison ... Vais pouvoir alléger ma valise en tapant dans les mouchoirs !

@ demain !

samedi 2 novembre 2013

Le_neptunien ... en Espagne ! J+62

Non mais ça va pas ? Après un journée aussi intense hier, vous en redemandez ?!

Et bien, non ! Aujourd'hui, c'est relâche, j'ai dit ! Et relâche (avec un accent circonflexe, il a dit M. Chrome), ça veut dire réveil vers 11h30, levage pour 12h30, douchage pour 13h et ... Déjeuner !

Après ça, je vous avoue que j'ai effectivement passé l'ensemble de ma journée sur mon ordinateur. Mais ! Car il y a un "mais", ce n'est pas du temps perdu car j'ai bien avancé sur ce que je voulais faire. Un peu de photo, un peu de mise en page, un peu de rédaction, un peu de rangement ... Rien n'est fini mais ça va bientôt prendre forme.

Pour la fin de soirée, un film était prévu mais ... pas motivé ! On continue à avancer dans son coin.

Bon, puisque vous n'avez rien à lire, vous voulez pas aller commenter mes belles photos ?!

@ demain !

vendredi 1 novembre 2013

Le_neptunien ... en Espagne ! J+61

J´attendrai
Le jour et la nuit, j´attendrai toujours
Ton retour arrivée !!!!!

Non mais ça va pas de me faire des frayeurs comme ça ?! Hein ?! Elle est pas bien la petite mexicaine dans la tête ?? Suis passé à deux doigts de la crise cardiaque et de la syncope et de la crise de nerfs et ... OUUFF ! Elle est arrivée et le chauffeur ne m'a pas tué ... De quoi je parle ? Vous allez comprendre.

Comme j'en ai parlé rapidement, j'ai fui l'école et la vie madrilène hier pour rester avec Irtimid (son dernier jour, j'allais pas l'abandonner) et me reposer un peu. Oui, ils m'ont crevé les zouaves mais c'était tellement sympa de les voir ... Reprenons, n'ayant donc rien fait de vraiment intéressant hier, il fallait que je me rattrape et ce fut chose faite en ce vendredi 1er novembre 2013, soit à dire à tout juste vingt-trois jours de mon départ pour un nouveau continent ... Et comme ma série d'article s’intitule "Le_neptunien ... en Espagne !", ce n'est pas pour que je reste à Madrid ! Non, Madrid n'est pas l'Espagne et je vais vous le prouver.

J'ai déjà eu l'occasion d'aller rejoindre AMK (ou ABK ou AKB, ... je ne sais plus comment je l'ai appelée :p) dans les ruelles étroites de Grenade pour aller voir les troglodytes ainsi que mes amis asiatiques, ou d'aller dans celles vides d'Ávila pour voir la muraille. Aujourd'hui, c'est accompagné de ma chère Mexicaine, Emma (con dos "m") que je pars à la découverte de celles de la grande Valladolid ! Billets de bus réservés dans la soirée, rendez-vous donné pour 9h le lendemain matin, cela nous laisse une demi-heure d'avance, le plan parfait !

Arrivée à 9h03 à la station de bus, je me dirige vers la voie 38, ce qui me confirme que c'est à la 37 que je dois partir, et attends patiemment. 9h20, la patience s'est dissipée avec une question : Où est-elle ? 9 heures et 28 minutes, l'énervement prend place : je fais quoi, moi, de son billet que j'ai payé ?! 9 heures et 30 minutes, le chauffeur me fait signe : Non, Monsieur, elle ne répond pas au téléphone, je suis pas complètement débile !! 9 heures, 33 minutes et 15 secondes, un message, ENFIN ! Elle est vivante ... et perdue !! Où ? Dans la station ! (A ce moment précis, je ne sais plus si je dois me réjouir ou désespérer, rire ou pleurer.) 9 heures, 34 minutes et 40 secondes, le chauffeur ne peu plus attendre et ... et ... et ... je m'avance, l'âme en peine pour monter seul, dans mon bus, triste et ruiné ... Quand soudain, dans un réflexe illusoire, mon visage se tourne par dessus mon épaule et ... que vois-je ?! Elle ?! Là ?!! Courant, cheveux aux vents, essoufflée et le visage marqué par la peur, elle arrive !!! A 9 heures, 34 minutes et 59 secondes, c'est à dire deux secondes après que mon pied soit entré dans le bus, la porte se ferme et le chauffeur enclenche sa vitesse .... Ouffff ... Ils vont finir par me tuer, ces Espagnols !! "Je suis pas Espagnole !", tente-t-elle de répondre, sans aucune considération pour moi!

Nous voici donc dans le bus, enfin, et je sens en moi monter un certaine ... angoisse : La journée va-t-elle être comme ça jusqu'au bout ? Il n'est même pas 10h et je suis épuisé ... Mais non, on se remotive, la journée est belle et ... ma voisine dort ! Le temps pour moi de faire plusieurs photos (déjà !) et presque réussir celle que je guettais depuis le démarrage : 

Vous voyez, je ne vous ai pas menti ! Nous arrivons donc sur les coups de midi et nous dirigeons vers le seul lieu dont j'avais retenu le nom : La Plaza Mayor. Et oui, ça doit être comme nos places de la République ou de la Libération ou du Général De Gaulle (ou Leclerc, si vous préférez), il y en en partout. Ce faisant, nous traversons un magnifique parc et la séance photo-souvenir continue :


J'apprendrai plus tard que ce parc est assez connu, et surtout pour les quelques éléments que vous pouvez voir ci-dessus. Bien inspiré, non ? Sorti du parc, nous tombons nez-à-nez, enfin main-à-porte, sur l'office de tourisme et y prenons quelques renseignements. Visiblement, les horaires des musées sont difficiles à faire coïncider, ça promet d'être folklorique. Allons-nous pouvoir admirer ce magnifique bâtiment ?

Le plus proche musée n'étant ouvert que ce matin, il nous semble logique d'y foncer.

Il s'agit d'une des maison où Cervantes vécut et dont nous faisons le tour en vingt minutes. Il y a quatre pièces, trois lits, un bureau et deux secrétaires. Tout petit, tout cosy, sauf la cheminée qui fait presque la taille d'une pièce avec même des sièges dedans.
Une fois que nous en avons fait le tour, nous profitons d'être dans le coin pour admirer des oeuvres d'un sculpteur méconnu voire oublié ! Vazquero ... Ne cherchez pas sur le net, il n'y pas grand chose. (Si vous voulez plus de détail, je peux vous en fournir ou vous inviter à regarder les quelques photos que j'ai prises.)


Après ce premier retour dans le passé, il grand temps de rallier notre point de chute initial pour y prendre un léger déjeuner. Les explications avec le serveur sont un peu laborieuse, il ne nous écoute pas et nous ne le comprenons pas. Qui a dit que c'était ici que l'on parlait le meilleur Castillan ? Enfin, nous avons quand même droit à nos commandes : canapé de crème non identifié et sandwich végétal avec plus de mayonaisse que de salade pour moi et une sorte de croque-monsieur suivi d'une crèpe fourrée au fromage et jambon pour mon accompagnatrice. Cela faisait très envie dans la vitrine, ça coupe bien l'appétit après ingestion. Au moins, on n'a pas l'envie de s'attarder et on file continuer la visite. Pas mal la Place Mayor, non ?

Un beau bâtiment à gauche, un superbe à droit, un sublime en face ... Que de merveilles dans cette ville ! Dommage que le soleil ne soit pas au rendez-vous, j'ai peur qu'Irtimid soit reparti avec. Sur le chemin tracé par notre "conseillère" de l'office de tourisme, il y a une petite rue. Nous l'empruntons et je reste stupéfait par une affiche : "Exposition Gaudi" ! Non, sérieusement ? Ici ? Trop cool ! Où ça ? Ah, fermé jusqu'à 18h30 ... on repassera. Nous continuons jusqu'à ... chez moi ! Si, si, je vous jure, je suis chez moi, c'est l'église et le monastère Saint Benoît le Vrai ou le Royal (et le premier qui me trouve un autre traduction de "Benito", je l'étrangle !)

Chanceux que nous sommes, nous voyons le gentil monsieur fermer la porte juste avant notre arrivée et nous annoncer que c'est fermé jusqu'à 18h. Nous continuons donc et arrivons face à une tour bordant une autre église. Celle-ci à la particularité de, nous semble-t-il, héberger des appartements sur son toit. En effet, au lieu d'une coupole ou je-ne-sais-quoi, il y a trois étages de logements. L'église en elle-même étant donc uniquement au rez-de-chaussée avec une hauteur sous plafond à peine supérieur à la normale. Elle, au moins, était ouverte et son autel ainsi que le mur du fond sont tout simplement sublimes.

Allez, on ne traîne pas, on a d'autres musées à essayer de voir. Le suivant est celui de Saint Joachim (Joaquín) et Sainte Anna ainsi que le monastère homonyme et mitoyen. Le premier est tout simplement fermé les jours férié et le second ne rouvre qu'à ... 18h !

Allez, troisième échec mais on ne se démotive pas. La pluie nous accompagnant gentiment, nous changeons de méthode et nous dirigeons vers le musée ouvert : le musée Patio Herreriano. Celui-ci présente des œuvres plutôt modernes ou cubistes, n'est pas très cher et est plutôt bien agencé. Le personnel y est particulièrement aimable. A l'accueil, on nous invite à télécharger la toute nouvelle (deux semaines) application du musée qui permet d’accéder à une grande quantité d'informations sur les œuvres en les photographiant. A mon grand regret, le développeur devait garder un dent contre les Français depuis l'invasion napoléonienne et leur en a interdit l'accès. Pas grave, je pique le téléphone d'Emma ! Les salles sont complètement dans le désordre et le style me fatigue assez vite. Les dernières sont donc passés un peu plus rapidement. Sur la fin, la même charmante "agent de sécurité", revient vers nous pour nous raconter l'histoire de je-ne-sais qu'elle oeuvre, visiblement, elle a le temps de tout lire entre deux visiteurs ...

Une fois dehors, l'heure a passé ! Les musées vont rouvrir et notre journée va pouvoir continuer. Etant venus à Valladolid, nous ne pouvons manquer de visiter le Musée National de Sculpture et en prenons donc la direction. Petite photo souvenir de l'église San Pablo et c'est parti. La dame de l'accueil est très sympathique et me tend spontanément une brochure en français. A sa décharge, elle nous explique rapidement qu'elle n'en a plus en castillan ...

Le musée en lui même est assez bien agencé. Les salles se suivent et le guidage est précis. De belles oeuvres majestueuses ou miniatures, en bois ou en pierre, monocolores ou multicolores. Un vrai régal pour les yeux. La majorité des oeuvres sont religieuses et nous pouvons admirer une quantité pharaonique de Christs (en croix, allongé, enfant, ...) de Vierges (recevant l'ange Gabriel, pleurant son fils, le portant sur ses genoux, ...) ou tout autre personnage biblique (anges, saints, ...). De temps en temps, quelques pièces non religieuses s'intercalent, presque pour nous rappeler que c'est bien un musée et non une église que nous visitons.

Le temps passe, vite, et il est déjà l'heure de rejoindre la toute première exposition que nous avions vue en chemin. Nous passons les dernières salles un peu plus rapidement (non pas que ce soit toujours la même chose mais n'étant pas connaisseur ...) et quittons le musée. Un petit tour par la boutique en passant et je craque sur une carte postale et ... chut ! C'est une surprise ! :)

Nous revoilà donc en direction de la Plaza Mayor et le soleil, lui, a déjà pris celle de l'Ouest. Les lampadaires s'allument petit à petit donnant à la ville un autre visage. Les rues se remplissent aussi nous rassurant sur l'état de santé du peuple valladolodien. Oui, en ce jour de Toussaint, nous avions eu peur qu'ils soient tous morts .... Enfin, la salle de l'exposition se présente à nous et est ... fermée ! Le temps d'une tentative plus musclée puis de quelques pas en arrière pour vérifier les horaires et le cliquetis de la serrure se fait entendre. L'ouverture était 18h30 et non 18h ...

L'exposition en elle-même est assez légère. Quelques documents manuscrits, des maquettes et deux ou trois meubles. Intéressant cependant et rafraîchissant à ma mémoire sur les grandes qualités d'architecte de Gaudí.

L'heure du bus se fait hélas sentir et nous décidons de ne pas rejouer la même que ce matin. Avec notre chance on arriverait à retomber sur le même chauffeur !

Le retour est calme et paisible. Le paysage étant nettement moins intéressant lumières éteintes ...

Aller, il est tard. Même si demain, c'est relâche, faut penser à dormir ...

@ demain (avec tout le retard qui me caractérise !)